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INSECURITE A PIKINE
Des agressions jour et nuit
Les agressions font encore parler d’elles. À Pikine Icotaf plus précisément à « Sandika » elles se multiplient de plus belle. En l’espace de trois jours, plusieurs cas ont été enregistrés. Mor Diouf, un agent de la boulangerie pâtisserie « Serigne Mansour Sy » ne dira pas le contraire. Les malfrats l’ont enlacé et menacé avec des couteaux avant de lui soutirer 2.500.000 francs Cfa qu’il devait verser à la banque. Un gérant de télécentre et une restauratrice, eux non plus, n’ont pas été épargnés. Depuis une semaine, les habitants de Pikine Icotaf vivent dans le désarroi. C’est un risque de sortir de chez soi de jour comme de nuit et pour cause. Armés jusqu’aux dents, les agresseurs se promènent librement au vu et au su de tout le monde. Et ce n’est certainement pas Mor Diouf qui dira le contraire. Samedi dernier, vers 10 heures, il a été pris à partie par trois agresseurs. Les malfaiteurs munis de couteaux et de machettes l’ont poignardé. Cela ne leur suffisant pas, ils ont menacé de le tuer s’il ne donnait pas ce qu’il avait. C’est ainsi que, pris de peur, il s’est exécutéé. Au grand bonheur des bandits qui ont pris avec eux 2.500.000 francs Cfa. Une somme qu’il se devait de verser à la banque Sgbs qui se trouve juste près du cinéma « Awa ». Une fois leur forfait accompli, les « brigands » ont escaladé le mur de l’école élémentaire Pikine 2A, selon les témoignages recueillis sur place. Deux autres personnes ont aussi reçu la visite des agresseurs dans la nuit du jeudi à vendredi. Il s’agit de Maodo Mbalo, gérant du télécentre « Touba Kane » et de Haby Bitèye. À en croire, le premier nommé : « Il était 21 heures alors que je parlais au téléphone trois individus m’ont attaqué. Comme je ripostais, ils ont sorti des couteaux. Ne sachant quoi faire, je leur ai remis mon portable et ils ont disparu dans l’obscurité ». Haby Bitéye, gérante du restaurant Serigne Fallou, n’est pas dans une meilleure posture. Elle rentrait chez elle vers 22 heures accompagnée d’un « Oustaz » (maître d’arabe), et ne se doutait pas qu’ils étaient suivis. « C’est à la hauteur du cinéma Awa que j’ai été assaillie par deux hommes armés, Ils ont palpé mon compagnon, mais ils n’ont rien trouvé sur lui avant de s’en prendre à moi. Ils ont emporté mon téléphone portable de deux puces et 38.000 francs Cfa que j’avais sur moi », narre-t-elle. Interrogé sur l’insécurité qui règne à Pikine, un policier en service au commissariat de Thiaroye pose le problème des « interventions ». Selon lui, la police n’a pas les moyens de ses ambitions. Pourquoi ? Parce qu’explique-t-il, « la population ne coopère pas avec la police ; les agresseurs ne sont pas des étrangers. Ils sont des citoyens. Ils sont enfermés aujourd’hui, demain on les voit circuler. Ce qui est anormal », a-t-il martelé. Avant de suggérer : « L’Etat doit être plus répressif contre les agresseurs. Mieux, pour ce qui est de la vente des armes blanches, on doit veiller à les réglementer pour qu’on ne les retrouve pas partout. Il est rare de rester une journée sans qu’il ait une agression ou quelque chose de ce genre. La population de Pikine demande aux autorités de les aider à éradiquer ce phénomène. Parce que l’insécurité est récurrente dans cette localité ». Un sujet qui devrait inspirer cette campagne pour les locales ! Djiby BA |
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