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JUGÉ PAR CONTUMACE pour atteinte à l’image du Pds et du pays...
...Ses lieutenants sonnent la révolte
À moins de le trimballer de force devant le Conseil de discipline du Pds, Macky Sall ne franchira pas de sitôt la porte du siège du parti qui abrite les actuels locaux du « tribunal correctionnel » du Pds. La preuve, malgré une convocation qui lui a été adressée, le 22 septembre dernier, pour répondre des délits : « d’initiatives personnelles fractionnistes, d’actes et de comportement de nature à compromettre l’image du parti et du pays », le président de l’Assemblée nationale a opposé un mépris souverain. Une position magnifiée par son cabinet, qui, lors d’une conférence de presse d’hier, a tiré à bout portant sur Ablaye Faye et les autres membres du tribunal libéral. « Courte queue se paie par courte queue ». Les partisans de Macky Sall ont fait leur cet adage, en montant hier sur le ring, pour catapulter dans les cordes le « procureur » de la commission de discipline du Pds ainsi que ses collaborateurs. Très remontés contre tout ce beau monde, les proches du maire de Fatick déclarent à qui veut les entendre que le président de l’Assemblée nationale ne déférera pas à une telle convocation. Occasion d’ailleurs, pour son conseiller politique, Abdourhamane Ndiaye de prendre « l’opinion publique nationale et internationale à témoin ». Estimant que depuis un an, Macky Sall fait l’objet d’agressions caractérisées et d’acharnement, de la part de quelques éléments bien identifiés de la direction du Pds, sans raison valable, Ndiaye précise que cette tentative de liquidation politique est vaine ». « Le jugement est fait : il doit répondre DES accusations et non répondre À des accusations » À ce sujet d’ailleurs, explique le conseiller politique, « déjà, dès la toute première ligne de cette convocation, le jugement est fait : il doit « répondre DES accusations » et non « répondre À des accusations », ou, à la limite, « Sur des accusations ». Répondre DE, enseigne Abdourahmane Ndiaye, « c’est se porter garant d’une chose déjà commise et assumée », tandis que « répondre à ( ou sur ) des accusations laisserait, au moins, de son avis, intacte la présomption d’innocence, principe sacré en justice. D’où sa précision que, « nulle mention n’est faite dans le document, encore moins de ces agissements allégués, sinon qu’ils sont qualifiés d’« initiatives personnelles fractionnistes et d’actes et de comportement de nature à compromettre l’image du Parti et du pays ». Avant de s’interroger, « quelle instance du Pds reproche quels faits à Macky Sall ? Qui les a « qualifiés » et donc déjà jugés ? ». Toutes choses qui le convainquent que, « même au Tribunal des flagrants délits, où la preuve de la culpabilité est établie, notification est toujours faite au prévenu des griefs qui pèsent sur lui avant tout jugement, en raison de la sacralité de la défense ». Mais, se désole le lieutenant de Macky Sall, comme il n’y a qu’au cruel jeu de la corrida que le sort du taureau est scellé, bien avant l’ouverture de l’arène, même s’il venait à bout du torero, les « picadors » se chargeraient de l’achever ». Madou MBODJ |
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