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16|07|10, par Admin L’as
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MANQUE DE COHERENCE ENTRE LES OBJECTIFS ET PRIORITES DU PDEF
Les défaillances du système de l’éducation mis à nu

Ce sont les syndicalistes qui vont demander le scalp des ministres de l’Education depuis l’alternance et pour cause. Selon un rapport sur la prestation efficace des services d’éducation, les 40% du budget alloués à l’éducation ne résolvent pas les problèmes de ce secteur. En plus du déséquilibre budgétaire, le rapport est revenu sur le manque de cohérence entre les objectifs du Programme décennal pour l’éducation et la formation(Pdef) et l’énorme part réservée aux dépenses salariales dans les 40% du budget.

L’éducation qui est un secteur prioritaire pour l’Etat qui a d’ailleurs consacré 40% du budget à ce secteur, conduit les acteurs et observateurs de la bonne gouvernance à se pencher sur la gestion et le suivi des ressources. C’est ainsi qu’un rapport sur la prestation efficace des services d’éducation a mis à nu les défaillances du système de l’éducation. Seulement la situation est désolante pour ne pas dire irrécupérable. Selon le rapport, l’élaboration, l’examen et l’exécution du budget de l’éducation obéissent aux mêmes règles et procédures que celles des autres départements ministériels. Seulement les ministres qui se sont succédé dans ce secteur bouillant sont loin des obligations citées plus haut. « Lors de l’élaboration du budget, les indicateurs comme le taux de scolarisation, les critères de qualité, le taux d’encadrement sont rarement pris en compte pour l’obtention de ressources additionnelles », lit-on dans le rapport. Et de poursuivre : « l’une des grandes faiblesses vient du manque de cohérence entre les objectifs et les priorités du programme décennal pour l’éducation et la formation d’une part et la répartition fonctionnelle (entre les dépenses d’investissements et de fonctionnement) et sectorielle (entre les différents niveaux d’enseignement) du financement global du secteur d’autre part ». En effet, poursuit le rapport, cette situation s’explique surtout par l’absence de critères explicites d’allocation des ressources à l’intérieur du secteur. « Le fait, par exemple, d’attribuer 40% du budget de fonctionnement de l’Etat à l’éducation ne prend pas en compte les besoins réels de celle-ci ». Mieux, le rapport fait savoir que « l’un des traits dominants des dépenses publiques ordinaires qui a une conséquence directe sur la qualité de l’enseignement est la forte part des dépenses salariales dans les ressources disponibles ». Un aveu de taille qui ne manquera pas sans doute d’enregistrer de vives réactions émanant des syndicalistes de l’éducation. À cela s’ajoutent les conditions de rémunération des volontaires de l’éducation qui sont un exemple d’incohérence. « Bien que les crédits alloués à cet effet soient déconcentrés au niveau des inspections départementales de l’éducation nationale (Iden), les allocations qui servent au paiement des salaires des volontaires sont faites sans tenir compte des critères comme le nombre d’écoles ou d’élèves dans les zones, toutes les Iden recevant le même montant ». En sus, lit-on dans le rapport, « … alors que la lettre de politique générale avait prévu d’affecter 9% des investissements publics sur les ressources internes au secteur de l’éducation en 2006, seuls 7 % du budget consolidé d’investissements BCI) y ont été effectivement consacrés. De même que le transfert du budget d’investissement vers les inspections départementales et régionales d’éducation ne concerne qu’une faible proportion de l’investissement total : la décentralisation de l’exécution du BCI de la loi des finances de 2006 pour le secteur de l’éducation a concerné seulement 5% du BCI de l’éducation ».

L’Armp contournée dans les marchés

Concernant les procédures de passation des marchés, le rapport souligne que les instruments mis en place permettant d’assurer les règles d’équité et de transparence dans les procédures de passation de marché sont régulièrement ignorés et bafoués par le ministère de l’Education. Pire, le Sénégal continue d’accuser d’importants retards et de sérieuses défaillances en matière de suivi des dépenses budgétaires.

Samba THIAM 

 


1 message

  • IL est même faux, tout à fait faux, archi-faux de dire que 40% du budget du Sénégal sont consacrés à l’Education !

    Depuis bientôt 20 bonnes années, donc avant même l’arrivée de Wade au pouvoir, l’Etat se désengage progressivement dans la construction d’écoles, de collèges et de lycées : L’Etat du Sénégal, au nom de sa fameuse, on devrait dire "fumeuse, calamiteuse et desastreuse politique de décentralisation" à la gomme, s’est déchargé sur les collectivités locales pour la construction de ces infrastructures scolaires.

    Il est honteux de chanter partout que depuis l’arrivée de Wade au pouvoir, le budget pour l’éducation a été porté à 40% ! Mais admettons 30 secondes que ce soit vrai : cela fait quand même 10 ans que l’on nous sérine la même rengaine ! Mais il faut arrêter de porter la parole sans la décortiquer ! Est-ce que les journalistes eux-mêmes ne peuvent pas être plus critiques dans leurs analyses ?

    Admettons encore que ce soit vrai : La Région de Tambacounda, charcutée en 2 entités actuellement, précisément Tamba et Kédougou - (et ce n’est pas fini parce que des "cadres" s’agitent pour demander que Bakel soit érigé en Région)- ne bénéficie d’aucun égard de la part de l’Etat en matière d’infrastructures scolaires. L’unique lycée(je parle de vrai lycée) de Tamba a été construit par les bonnes oeuvres de Feu Maame Cheikh MBAYE dit Djily (que son âme repose en paix). Il y a ce qu’ils appellent le "lycée Communal" qui squatte depuis plus de 6 ans les anciens hangars de la défunte Sonacos où le proviseur partage le bureau avec les rats, les chauve-souris, et son bibliothècaire... Il y a tellement de choses à dire ... Alors si pendant 10 ans un budget stagne à 40% il n’y a pas de quoi s’en glorifier parce que le nombre d’élèves augmente chaque année !

    Et chaque année, pour inscrire nos enfants, nous dépensons plus parce que les directeurs d’écoles et les proviseurs demandent toujours plus ! Il n’y a que dans les universités où on sait que l’inscription est fixe : les gosses ont grandi et savent se défendre seuls ! Mais dans le primaire et le secondaire c’est la pagaille totale et l’arnaque au quotidien ! Nous ne savons pas où va l’argent des inscriptions de nos enfants ni quelle est la part de l’Etat dans la tenue des établissements : rien n’est gratuit dans les écoles publiques ! Où va l’argent ?

    Cette année à Tambacounda un Directeur d’école a fait sortir des écoliers parce qu’ils n’avaient pas cotisé les 1000F exigés pour l’achat d’ordinateurs ! Mais dans quel pays sommes-nous ? Quel peut être l’impact d’une dizaine d’ordinateurs pour 1 millier d’élèves ? On nous exige de l’argent pour enrichir un vendeur de matériels informatiques pourris venant d’Europe ! Depuis quand l’Enseignement de l’informatique est-il obligatoire d’ailleurs dans les écoles primaires du Sénégal ?

    A la même période, un parent d’élève dont le père est le parrain de l’école publique en question, sillonnait les marchés de la ville sous le soleil de plomb pour faire la quête ! Pourquoi ? Pour la construction de toilettes dans l’école ! Allez-voir quelles toilettes ont été constuites ! C’est la honte !

    Qu’ils arrêtent de nous casser les oreilles avec ces 40% !

    Mais ce n’est pas la faute du pouvoir ! Ce sont les fils de la Région de Tamba qui ne sont pas dignes parce que trop passifs ! Les vrais fils de cette région, ceux qui se disent cadres, doivent enfin se réveiller : nous avons laissé les peulhs de Guinée Conakry couper tout le bois (il n’enb reste presque rien !) avec la complicité des agents des eaux-et forêts dont la totalité des responsabilités ne sont pas des natifs de Tambacounda : ils s’enrichissent (c’est vérifiable sur le terrain) et partent. Parcourez Tambacounda et vous ne trouverez aucune construction digne appartenant à "snégélais" originaire de Guinée Conakry ! Allez au parc de Niokolo Koba, vous trouverez là que les agents sont presque tous originaires des villes intérieures ! Mais où sont les fils de Tamba ? On nous spolie nos richesses ! On a morcelé la région à des fins de diviser-pour-régner ! On dort sur nos lauriers ! L’or est entrain d’être bradé par l’Etat et des sociétés étrangères sans aucun impact sur les couches paysannes en train de cramer ! Or les collectivités locales devraient avoir un pourcentage d’au moins 45% de l’or exploité : Oui 45% voire plus ! On nous spolie et on continue à applaudir ! Visitez Tambacounda, faites un reportage et vous comprendrez que cette région est comptée pour moins que rien par l’Etat du Sénégal ! Ce n’est pas pour rien que Wade disait de Tamba qu’elle est sale ! C’ets vrai : elle est pourrie même ! Mais qu’a t-il fait pour l’aider à devenir propre ? Sinon barder la seule société industrielle de cette région : la SODEFITEX ! Et là aucun cadre ne bouge parce qu’ils s’en foutent : ils n’y ont pas d’actions, ils ne sont pas de la région et ils ont de gros salaires ; travaillent dans des bureaux climatisés alors que les cotonniers broient du noir ! ...à suivre

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