|
Accueil
» Actualites
» Les défaillances du système de l’éducation mis à (...)
MANQUE DE COHERENCE ENTRE LES OBJECTIFS ET PRIORITES DU PDEF
Les défaillances du système de l’éducation mis à nu
Ce sont les syndicalistes qui vont demander le scalp des ministres de l’Education depuis l’alternance et pour cause. Selon un rapport sur la prestation efficace des services d’éducation, les 40% du budget alloués à l’éducation ne résolvent pas les problèmes de ce secteur. En plus du déséquilibre budgétaire, le rapport est revenu sur le manque de cohérence entre les objectifs du Programme décennal pour l’éducation et la formation(Pdef) et l’énorme part réservée aux dépenses salariales dans les 40% du budget. L’éducation qui est un secteur prioritaire pour l’Etat qui a d’ailleurs consacré 40% du budget à ce secteur, conduit les acteurs et observateurs de la bonne gouvernance à se pencher sur la gestion et le suivi des ressources. C’est ainsi qu’un rapport sur la prestation efficace des services d’éducation a mis à nu les défaillances du système de l’éducation. Seulement la situation est désolante pour ne pas dire irrécupérable. Selon le rapport, l’élaboration, l’examen et l’exécution du budget de l’éducation obéissent aux mêmes règles et procédures que celles des autres départements ministériels. Seulement les ministres qui se sont succédé dans ce secteur bouillant sont loin des obligations citées plus haut. « Lors de l’élaboration du budget, les indicateurs comme le taux de scolarisation, les critères de qualité, le taux d’encadrement sont rarement pris en compte pour l’obtention de ressources additionnelles », lit-on dans le rapport. Et de poursuivre : « l’une des grandes faiblesses vient du manque de cohérence entre les objectifs et les priorités du programme décennal pour l’éducation et la formation d’une part et la répartition fonctionnelle (entre les dépenses d’investissements et de fonctionnement) et sectorielle (entre les différents niveaux d’enseignement) du financement global du secteur d’autre part ». En effet, poursuit le rapport, cette situation s’explique surtout par l’absence de critères explicites d’allocation des ressources à l’intérieur du secteur. « Le fait, par exemple, d’attribuer 40% du budget de fonctionnement de l’Etat à l’éducation ne prend pas en compte les besoins réels de celle-ci ». Mieux, le rapport fait savoir que « l’un des traits dominants des dépenses publiques ordinaires qui a une conséquence directe sur la qualité de l’enseignement est la forte part des dépenses salariales dans les ressources disponibles ». Un aveu de taille qui ne manquera pas sans doute d’enregistrer de vives réactions émanant des syndicalistes de l’éducation. À cela s’ajoutent les conditions de rémunération des volontaires de l’éducation qui sont un exemple d’incohérence. « Bien que les crédits alloués à cet effet soient déconcentrés au niveau des inspections départementales de l’éducation nationale (Iden), les allocations qui servent au paiement des salaires des volontaires sont faites sans tenir compte des critères comme le nombre d’écoles ou d’élèves dans les zones, toutes les Iden recevant le même montant ». En sus, lit-on dans le rapport, « … alors que la lettre de politique générale avait prévu d’affecter 9% des investissements publics sur les ressources internes au secteur de l’éducation en 2006, seuls 7 % du budget consolidé d’investissements BCI) y ont été effectivement consacrés. De même que le transfert du budget d’investissement vers les inspections départementales et régionales d’éducation ne concerne qu’une faible proportion de l’investissement total : la décentralisation de l’exécution du BCI de la loi des finances de 2006 pour le secteur de l’éducation a concerné seulement 5% du BCI de l’éducation ». L’Armp contournée dans les marchés Concernant les procédures de passation des marchés, le rapport souligne que les instruments mis en place permettant d’assurer les règles d’équité et de transparence dans les procédures de passation de marché sont régulièrement ignorés et bafoués par le ministère de l’Education. Pire, le Sénégal continue d’accuser d’importants retards et de sérieuses défaillances en matière de suivi des dépenses budgétaires. Samba THIAM
|
Fil RSS d'informations en continuPour suivre la vie de ce site, syndiquez ce flux RSS 2.0 (lisible dans n'importe quel lecteur de news au format XML/RSS).
|
|||||||||||
|
||||||||||||