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REPRISE DE L’EPREUVE DE SCIENCES PHYSIQUES DU BFEM, AUJOURD’HUI
Un gâchis énorme
Dès l’annonce de la nouvelle faisant état de la reprise des sciences physiques sur toute l’étendue du territoire national sénégalais, les commentaires n’ont pas manqué, révélant la déception des candidats mais aussi des contribuables. Ils fustigent le manque de rigueur dont certains agents de l’Etat font montre, entraînant forcément des dépenses supplémentaires. Si Cheikh Sèye estime que cela va contribuer à la fiabilité de l’examen du Bfem, son collègue instituteur Mor Absa, lui, assène : « on aurait dû régler l’affaire à l’interne, d’autant plus que la composition de Sciences Physiques est évaluée pour 1 heure 30mn et celle de l’Education à la Vie Citoyenne pour 1 heure ; ce qui fait un total de 2 heures 30 minutes. Donc, le président du jury devait renforcer la surveillance et interdire aux élèves de sortir, pour éviter d’éventuelles fuites ». Abondant dans le même sens, un président de jury qui a préféré garder l’anonymat s’est rappelé un fait similaire, à Bargny, l’affaire avait été réglée sur place. Quant à M. Sarr, un surveillant, il est catégorique par rapport au comportement abusif de ce président de ce jury : « le président du jury n’a pas fait ce qu’il devait faire, sinon il ne se serait pas trompé car avant de distribuer un sujet, on appelle les surveillants de salle, les secrétaires et un prof de la discipline en question, tout en respectant le chronogramme des matières. Donc, s’il s’est trompé, c’est parce qu’il n’a pas associé son équipe ; et quand on gère une affaire de ce genre en solo, on ne fait que se mordre le doigt ». Il poursuit sur un ton virulent : « C’est seulement le contribuable qui va payer les pots cassés. Tous les centres et leurs jurys vont être maintenus, avec tous leurs surveillants. Ils seront tous payés. S’y ajoutent les copies et les sujets imprimés à servir aux 159.088 candidats, même si l’on sait que l’épreuve en question est une option comme les Lv2 ».
En réalité, l’organisation de l’examen a enregistré des manquements depuis le début, avec les aléas causés par la pluie. Le centre de Grand Dakar, par exemple, devait reprendre la composition française. Et, au niveau de la surveillance, des problèmes ont été notés dans la banlieue où les potaches se mettent à deux par table, contrairement à la règle qui veut qu’un élève s’assoie seul. Ce « deux poids deux mesures » pour un examen national n’est pas sans causer des problèmes de tricherie. Aussi, n’est-il pas surprenant que des élèves lorgnent les copies de leurs voisins. Mamour AW |
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