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LE PRESIDENT A PARIS
"Pourquoi j’ai nommé Maimouna Sourang Ndir"
Mounass Retour sur l’audience accordée par le chef de l’Etat aux libéraux de Paris avant-hier. Pour vous dire que dans la salle, nos radars et antennes ont capté une silhouette bien familière : celle de Maïmouna Sourang Ndir qui a été officiellement installée dans ses fonctions d’ambassadeur du Sénégal à Paris. Lors de cette rencontre donc, Gorgui en a profité pour expliquer le choix qu’il a porté sur Mounass Ndir pour remplacer Doudou Salla Diop. Après avoir affirmé que Paris abritait la représentation sénégalaise la plus importante à travers le monde, Prezi a balancé que s’il a mis aux commandes Mounass, c’est tout simplement parce que cette dernière avait sa confiance totale. Wade de revenir sur le passage dans le gouvernement de Maïmouna Sourang Ndir avant de dire que c’est une femme bien disponible mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Après quoi, Wade a dit que Mounass était là pour gérer les problèmes des Sénégalais même si cela n’est pas l’unique raison qui a justifié sa nomination. Retour Restons à Paris et à cette rencontre entre le chef de l’Etat et ses troupes. Gorgui qui est en Provence depuis hier, a profité de ce « ndajé » pour sermonner au passage ses compatriotes. En leur demandant tout simplement de revenir au bercail parce que selon Prezi, il y a assez de choses intéressantes à faire dans le pays. Du genre investir dans la Goana. Même s’ils ont fait semblant d’être séduit par cette proposition de qui vous savez, inutile de vous dire qu’aucun parmi les interlocuteurs de Gorgui n’envisage sérieusement de tourner le dos à Marianne pour venir cultiver un champ de maïs dans le Baol. Locales En voilà une info’. A deux reprises, votre canard préféré a parlé en exclusivité de la liste des membres de la commission nationale et des présidents des commissions régionales et départementales du Parti démocratique Sénégalais (Pds). Ce, en direction des élections. Nos radars et antennes qui ont encore creusé sur le sujet ont capté un nom bien familier sur les listes : celui de Aliou Sow, ancien ministre de la Jeunesse. Dîtes-vous bien que le gars a une place de choix puisqu’il est président de la commission départementale de Mbirkilane. D’ailleurs, Dr Sow, qui fait l’unanimité autour de sa nomination, tient une grande réunion cet après-midi avec les militants et responsables. Trafic En attendant l’audition dans le fond de Victor Naja et des deux rabatteurs inculpés et placés sous mandat de dépôt dans l’affaire de trafic de bonnes Sénégalaises vers le Liban, le dossier livre ses premiers secrets. Au total, elles sont huit bonnes à avoir été acheminé à Beyrouth suite à des procédés qui suscitent bien des interrogations.Parmi ces bonnes, Maguette Kane, Diatta Dione, Astou Mbaye, Ndoumbé Mbacké Seck, Fatou Sène, Penda Diop, Marie Ngom…Les avocats du principal mis en cause possèdent par devers eux des lettres dont les auteurs seraient ces bonnes Sénégalaises. Ces dernières disent être dans de bonnes conditions. Par exemple, Maguette Kane affirme dans la lettre qui lui est prêtée qu’elle travaille avec la famille Farad qui la traite bien. Les avocats de la défense attendent l’audition sur le fond pour présenter ces missives au juge du premier cabinet en charge de l’instruction du dossier. Reste maintenant à savoir si ce sont réellement ces bonnes qui ont écrit les lettres et si oui, dans quelles conditions l’ont elles faites. Contentieux Ça bouge dans le contentieux opposant l’Etat du Sénégal à Millicom et sa filiale Tigo. En attendant que les deux parties s’affrontent à la barre le 14 janvier prochain, l’Etat du Sénégal a communiqué ses conclusions au conseil de Tigo, Me Boucounta Diallo. Comme c’est de coutume dans les procédures civiles et commerciales, le conseil de la société de téléphonie va, à son tour, répondre aux écrits de la partie adverse. D’un autre côté, le Crdi, qui a été saisi d’une demande d’arbitrage par Millicom a écrit une lettre aux autorités sénégalaises pour information. Précisément, la lettre a été adressée à Hadjibou Soumaré et Abdoulaye Diop, respectivement Premier ministre et ministre de l’Economie et des Finances du Sénégal. Classement Comme chaque année, « Jeune Afrique » a publié son classement des 100 personnalités qui feront l’Afrique en 2009. A côté de Mohamed VI, Khadafi, Abdelaziz Boutéflika, Jean Pierre Mbemba, Abdoulaye Bio-Tchané, Jean Ping… « Ja » a mis dans le groupe Hadji Rimka (il vient d’effectuer le pèlerinage à la Mecque). Justifiant ce choix, le magazine de référence écrit : « Le fils et conseiller du chef de l’Etat Abdoulaye Wade va-t-il enfin franchir le Rubicon et se lancer dans la politique ? S’il n’a jamais confirmé l’ambition qui lui est prêtée de vouloir succéder à son père en 2012, ceux qui le connaissent ne doutent pas de ses intentions. Et les signaux de sa mise sur orbite sont nombreux. Mais Karim Wade n’est pas un kamikaze et sait les électeurs peu enclins à se laisser imposer un Président ». Ce qui est vrai. Classement (bis) Le journal ajoute ainsi : « Plus de trois ans avant l’échéance-et même si rien ne garantit que Gorgui ne se représentera pas-il sait qu’il doit faire ses preuves, acquérir une légitimité et convaincre ses compatriotes qu’il n’est pas que « le fils de ». Qu’il n’est pas, non plus, affairiste ou « pas Sénégalais » comme le clament ses détracteurs et certains opposants. Une occasion en or : les élections locales de mars 2009, au cours desquelles il pourrait briguer la mairie de Dakar. L’actuel maire, Pape Diop, un proche du Président, s’est engagé à l’y aider… ». Outre Rimka, « Ja » cite parmi les 100 personnalités qui feront l’Afrique en 2009, les Sénégalais Victor Ndiaye et Alassane Diallo, respectivement directeur général de « Performances » et directeur général des Industries chimiques du Sénégal (Ics). EL Hadj La presse vient de compter un nouveau El Hadj. Hé oui, le rédacteur en chef de la « Radio majeure », Mamadou Thior, était à La Mecque cette année. Il ne faut surtout pas croire que Thior a été envoyé par la Rts à La Mecque. Le rédacteur en chef de la « Radio majeure » faisait partie des invités spéciaux du Roi d’Arabie Saoudite. Un véritable honneur pour notre confrère. Rufin Restons avec « Jeune Afrique ». Pour dire que l’ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin s’y est allé de ses confidences à notre confrère Cheikh Yérim Seck. Après la levée de boucliers soulevée par ses propos, notamment à travers une sortie au vitriol de Sokhna Dieng, « Ja » révèle que Rufin a été convoqué le 15 décembre dernier par le Premier ministre Sénégalais, Mame Cheikh. Lors de ce face-à-face, Rufin a précisé son propos, avant que le Pm ne lui affirme qu’il bénéficie du soutien total du Sénégal. « J’ai reçu des messages de soutien du chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, de son épouse Viviane, du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur, de son homologue du Tourisme, de bien d’autres membres du gouvernement et de nombreuses autres personnalités de tous bords », renseigne Rufin dans les colonnes de « Ja ». Avant de poursuivre : « Je me suis peut-être mal exprimé. Mon propos était maladroit mais pas mal intentionné. Il a été exagéré, sorti de son contexte, généralisé et caricaturé ». Rufin (bis) Pour la première fois, l’ambassadeur du Sénégal a abordé une affaire qu’on avait presque oubliée. Il s’agit de la décoration de Macky Sall par la France. On était alors en plein contexte de liquidation politique de l’ex-président de l’Assemblée. On peut dire que Rufin a pris des précautions pour ne pas se mettre à dos Gorgui. Lisez ses confidences : « A ce propos, on me fait un mauvais procès. J’ai attendu un contexte favorable pour remettre cette décoration. Le khalife général des mourides venait de réconcilier Abdoulaye Wade et Macky Sall. J’ai pris la précaution d’informer le chef de l’Etat et d’obtenir son aval avant de fixer la date de la cérémonie ». Menaces L’entreprise chargée de mener les travaux de construction de kilomètres de routes bitumées à Saint-Louis est dans de sales draps. Et dites-vous que son boss doit se dire que le maire de la ville, Ousmane Masseck Ndiaye n’est pas un enfant de chœur. La preuve, il a tout simplement fait appeler le chef de l’entreprise pour lui dire que si dans trois jours il ne démarrait pas les travaux, il allait lui retirer le contrat ! Sans blague. Le financement de ces travaux, qui il faut le reconnaître tardent à démarrer, sont le fruit d’un contrat entre l’Agence de développement municipal et la commune de Saint-Louis. |
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